Note d’auteur

La vie de Stanley Billigan, c’est d’abord une histoire singulière, épatante, quasi-fantastique d’une expérience humaine unique. Un seul corps pour 24 personnalités aux âges, sexes, origines, opinions et talents différents. D’un côté, il y a les crimes horribles qu’on reproche au jeune homme, de l’autre, l’empathie profonde que suscitent son génie, sa différence, et les terribles abus dont il a, lui-même, été victime. Il y a effectivement, une enquête policière palpitante à élucider, et une quête vertigineuse de la personnalité à mener, mais pas seulement. Le double statut de criminel et victime du héros, renvoie systématiquement le spectateur à des sentiments contradictoires. Le propos est dense, nombreuses sont les entrées.

Tout au long du travail d’écriture, le parti pris aura été de faire du héros pas moins que l’humanité toute entière. Comme l’humanité, il devra tirer les leçons du passé, être capable de rassemblement, et comprendre que l’unité n’est pas synonyme d’uniformisation, que les différences sont des richesses, et que le moteur du progrès n’est pas extérieur mais ancré en nous.

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